L’essentiel à retenir : l’Andorre distingue deux grands statuts, la résidence active (pour ceux qui travaillent dans la principauté) et la résidence passive (pour les investisseurs, retraités et rentiers). Depuis la réforme de janvier 2026, la résidence passive exige un investissement d’au moins 1 000 000 € (ou 400 000 € via le Fonds du logement) et un dépôt de 50 000 € auprès de l’Autorité financière andorrane. Dans les deux cas, l’impôt sur le revenu reste plafonné à 10 %, l’un des plus bas d’Europe. Avant de viser l’optimisation fiscale, vérifiez d’abord que votre épargne et vos placements sont structurés : c’est le travail que mène Nouvelle Épargne depuis plus de 10 ans.
L’Andorre attire chaque année des ressortissants européens en quête d’une fiscalité allégée et d’un cadre de vie au cœur des Pyrénées. Reste à savoir quel statut correspond à votre situation et quelles démarches suivre pour obtenir la résidence Andorrane.
Les deux grands types de résidence en Andorre
Contrairement à une idée répandue, il n’existe pas trois ou quatre statuts indépendants. La principauté reconnaît deux grandes familles de résidence : la résidence active et la résidence passive. Chacune se décline ensuite en sous-types selon votre profil.
Le bon choix dépend d’une seule question : exercez-vous une activité professionnelle sur le sol andorran, oui ou non ?
| ⚖️ Critère | Résidence active | Résidence passive |
|---|---|---|
| Profil visé | Salariés, indépendants, dirigeants | Investisseurs, retraités, rentiers |
| Activité en Andorre | Oui, obligatoire | Non autorisée localement |
| Présence minimale | 183 jours / an | 90 jours / an |
| Sécurité sociale | CASS (régime andorran) | Assurance santé privée |
| Investissement requis | Aucun seuil fixe | 1 000 000 € (ou 400 000 € via Fonds logement) |
La résidence passive : le choix des investisseurs et des retraités
La résidence passive s’adresse aux personnes qui n’exercent aucune activité professionnelle sur le territoire andorran mais souhaitent y établir leur domicile. Elle séduit les retraités, les rentiers, les sportifs de haut niveau et les entrepreneurs dont l’activité se gère à distance.
Pour y prétendre, le demandeur doit justifier de revenus suffisants, souscrire une assurance santé locale et réaliser un investissement minimum en Andorre, le plus souvent immobilier ou financier. Ce statut impose une présence d’au moins 90 jours par an.
La résidence non lucrative : ce que recouvre vraiment le terme
Vous croiserez souvent l’expression « résidence non lucrative » ou « résidence sans activité lucrative ». Ce n’est pas un statut indépendant : il s’agit de la résidence passive, désignée par son trait principal, l’absence d’activité professionnelle locale. Inutile donc de chercher un troisième dispositif distinct de l’active et de la passive.
En pratique, la résidence passive se décline en plusieurs sous-catégories qui partagent les mêmes conditions de base (90 jours de présence, dépôt à l’AFA, assurance privée, revenus autonomes) :
- Non lucrative : la forme la plus courante, pour qui vit de revenus perçus à l’étranger sans travailler en Andorre.
- Investisseur : centrée sur le placement d’actifs andorrans (immobilier, titres, participations).
- Personnalités : réservée aux profils reconnus dans les domaines scientifique, culturel ou sportif.
- Projection internationale : pour les entrepreneurs dont l’essentiel du chiffre d’affaires est réalisé hors de la principauté.
Quelle que soit la sous-catégorie, la résidence non lucrative n’ouvre ni droit au travail local ni accès à la CASS : la couverture santé passe par une assurance privée, et le statut suppose un contrôle régulier de votre situation patrimoniale.
La résidence passive avec projection internationale
Un sous-type existe pour les profils à forte notoriété (sportifs, artistes, dirigeants reconnus). Cette variante supprime le seuil d’investissement classique, mais exige la création d’une société andorrane et confère au résident un rôle de représentation pour la principauté. C’est le statut souvent associé aux « digital nomads » et aux entrepreneurs internationaux.
La résidence active : pour ceux qui travaillent en Andorre
La résidence active concerne les personnes qui exercent une activité professionnelle directement sur le sol andorran, qu’il s’agisse d’un emploi salarié ou d’une activité indépendante. C’est le statut le plus courant parmi les expatriés qui s’installent durablement.
Pour en bénéficier, vous devez disposer d’un contrat de travail valide avec un employeur andorran, ou avoir créé une structure juridique locale dans le cas d’une activité en nom propre. Les indépendants doivent généralement détenir plus de 34 % du capital de leur société et l’enregistrer dans un délai de trois mois.
La résidence active ouvre pleinement droit à la sécurité sociale andorrane, la CASS, et permet de bénéficier d’un impôt sur le revenu plafonné à 10 %. Ce taux reste très inférieur à celui de la majorité des pays européens voisins, ce qui explique l’attrait croissant du statut auprès des indépendants et des professions libérales.
Résidence légale ou résidence fiscale : ne confondez pas
Obtenir une carte de résident ne suffit pas à devenir résident fiscal andorran. Ce sont deux notions différentes, et la confusion coûte cher.
Vous êtes considéré comme résident fiscal en Andorre si vous y vivez plus de 183 jours par an, ou si le centre de vos intérêts économiques s’y situe. La résidence passive, elle, n’exige que 90 jours de présence : vous pouvez donc détenir une carte de résident passif sans être résident fiscal andorran. Pour réellement basculer votre fiscalité, c’est le seuil des 183 jours qui compte.
Comment devenir résident en Andorre
La démarche se déroule en plusieurs étapes : rassembler les justificatifs (passeport, casier judiciaire vierge, certificat médical, preuves de ressources), signer un bail ou acheter un logement, réaliser l’investissement exigé pour la passive, déposer la caution auprès de l’AFA, puis soumettre le dossier au service d’immigration. Comptez environ quatre semaines après dépôt complet pour la résidence passive.
Chaque profil ayant ses propres pièces et délais, un accompagnement local sécurise le dossier et limite le risque de refus pour une pièce manquante.
Budget et conditions 2026 : ce qui a changé
La réforme andorrane adoptée le 22 janvier 2026 (Loi 2/2026, dite « Omnibus 2 »), publiée au BOPA le 12 février et en vigueur depuis le 13 février 2026, a relevé le ticket d’entrée. L’objectif affiché : sélectionner davantage les nouveaux résidents sur un territoire qui n’est pas extensible.
| Élément | Montant / règle 2026 |
|---|---|
| Investissement passive | 1 000 000 € en actifs andorrans |
| Voie alternative | 400 000 € dans le Fonds du logement |
| Dépôt AFA | 50 000 € (+ 12 000 € par personne à charge) |
| Impôt sur le revenu | Plafonné à 10 % |
| Présence (résidence fiscale) | 183 jours / an |
Point important : depuis la réforme, le dépôt de 50 000 € auprès de l’AFA n’est plus restitué en fin de statut. Il devient un versement définitif et non remboursable au profit de l’État andorran, tout comme les 12 000 € exigés par personne à charge.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre résidence active et passive en Andorre ?
La résidence active suppose une activité professionnelle locale (emploi ou société) et 183 jours de présence. La passive interdit toute activité locale, vise les revenus passifs et n’exige que 90 jours par an.
Combien de jours faut-il passer en Andorre ?
90 jours par an minimum pour conserver une résidence passive, 183 jours par an pour être reconnu résident fiscal andorran.
La résidence non lucrative est-elle différente de la résidence passive ?
Non. « Résidence non lucrative » et « résidence sans activité lucrative » désignent la résidence passive, c’est-à-dire le fait de résider en Andorre sans y exercer d’activité professionnelle. C’est la sous-catégorie la plus courante de la résidence passive, pas un statut à part.
Quel budget prévoir pour une résidence passive en 2026 ?
Un investissement de 1 000 000 € en actifs andorrans (ou 400 000 € via le Fonds du logement), plus un dépôt de 50 000 € à l’AFA, sans compter le logement et l’assurance santé privée.
Pour aller plus loin sur votre épargne avec Nouvelle Épargne
Que vous soyez investisseur, salarié ou simplement en quête d’un nouveau cadre de vie, l’Andorre propose un statut adapté à chaque profil. L’essentiel est d’identifier votre situation en amont et de vous faire accompagner localement. Comme on le rappelle souvent sur Nouvelle Épargne, depuis plus de 10 ans nous comparons les solutions d’épargne et de placement pour vous aider à décider en connaissance de cause.
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